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Rolland Courbis

Rolland Courbis

Publié le 01/02/2026 à 10:49 par inesdu8389 Tags : course sur bonne afrique france place saint monde sport belle mort histoire centre 2010 annonce cadre enfant pouvoir
Rolland Courbis

Rolland Courbis, né le 12 août 1953 à Marseille (Bouches-du-Rhône) et mort le 12 janvier 2026, est un footballeur français ayant évolué au poste de défenseur central, devenu entraîneur et consultant sportif dans les médias.

Formé à l'Olympique de Marseille, avec lequel il remporte le championnat de France en 1972, il poursuit ensuite sa carrière au FC Sochaux-Montbéliard, puis à l'AS Monaco, où il décroche deux nouveaux titres de champion en 1978 et 1982, avant de terminer sa carrière de joueur au SC Toulon.

Devenu entraîneur, il dirige plusieurs clubs parmi lesquels le SC Toulon, les Girondins de Bordeaux, l'Olympique de Marseille — avec lequel il atteint la finale de la Coupe UEFA en 1999 —, l'AC Ajaccio, le Montpellier HSC ou encore l'USM Alger. En parallèle, il entame en janvier 2005 une carrière de consultant sur RMC, poste qu'il occupe jusqu'à sa mort.

Impliqué dans plusieurs affaires judiciaires, il est condamné à de la prison pour fausses factures en 1995 et fraude fiscale en 1997 dans l’affaire de la caisse noire du SC Toulon, puis pour complicité d’abus de biens sociaux en 2007 dans l’affaire des comptes de l'OM.

Biographie
Origines et famille
Il est le fils d’un père policier et d’une mère au foyer[1].

Originaire de Marseille, Rolland Courbis grandit dans les quartiers nord de la ville, notamment à Saint-Antoine et aux Aygalades[2].

Premiers pas sportifs
Il fait ses premiers pas dans le football au sein du club de l’US Police. C’est en 1966, alors qu’il a 13 ans, qu’il est repéré par l’Olympique de Marseille après avoir été élu meilleur joueur d'un tournoi pupilles[3].

En 1969, alors qu'il n'a que 16 ans, il est intégré au groupe professionnel par l’entraîneur Mario Zatelli aux côtés d'autres jeunes espoirs comme Albert Emon[4]. Pour pouvoir s’entraîner avec les stars de l’équipe — Roger Magnusson, Josip Skoblar, Joseph Bonnel ou Charly Loubet — le jeune Courbis n'hésite pas à mentir à Zatelli en lui assurant qu’il n'a pas cours, juste pour être autorisé à participer aux séances[5].

Carrière de joueur
Olympique de Marseille et AC Ajaccio (1972-1973)
Formé à l'Olympique de Marseille, Rolland Courbis découvre l'équipe première le 10 mai 1972 à l'occasion de la demi-finale aller de Coupe de France à Reims[6], puis prend part à deux autres rencontres de championnat lors de la saison du doublé (championnat et Coupe de France), ce qui lui permet d'évoluer très tôt au plus haut niveau.

En octobre suivant, son parcours prend une nouvelle direction lorsque l'OM décide de l'inclure dans un échange majeur. Avec quatre autres joueurs — Lambert Verdonk, Michel Albaladéjo, André Bodji et Robert Buigues — il est transféré à l'AC Ajaccio en contrepartie de Marius Trésor[7]. En Corse, Courbis s'impose rapidement dans le onze de départ et trouve davantage de temps de jeu dans un environnement qui correspond bien à sa mentalité. Malgré la présence de joueurs comme Claude Le Roy, René Le Lamer ou François M'Pelé, l'équipe termine lanterne rouge du championnat et est reléguée en deuxième division. Au total, Rolland Courbis dispute 28 matchs toutes compétitions confondues, dont 26 en Division 1, avant de quitter l'ACA à l'issue de la saison.

Olympiakós (1973-1974)
En 1973, Rolland Courbis rejoint l'Olympiakós, l'un des plus grands clubs de Grèce. À cette époque, la fédération grecque interdit encore l'engagement de joueurs étrangers, sauf s'ils peuvent justifier de racines helléniques[8]. Pour contourner cette règle, Courbis déclare avoir un grand-père originaire de Thessalonique[8].

Malgré un temps de jeu limité — il ne dispute que quatre matchs au cours de la saison — il remporte le championnat de Grèce en 1974, ajoutant ainsi un premier titre à son palmarès avant de revenir en France.

FC Sochaux (1974-1977)

Rolland Courbis en 1976.
En 1974, Rolland Courbis rejoint le FC Sochaux-Montbéliard. Sous la conduite de Paul Barret, entraîneur emblématique du club qu'il dirige depuis 1969, l'équipe s'appuie sur plusieurs talents offensifs, notamment Robert Pintenat et Gérard Soler. Sa première saison est particulièrement difficile pour le club franc-comtois, qui lutte pour le maintien. Sochaux termine 17e du championnat, à un seul point du premier relégable, le Stade rennais. Courbis dispute alors 33 matchs de Division 1 et 4 rencontres de Coupe de France. Titulaire en défense centrale aux côtés de Laszlo Seleš, il ne parvient toutefois pas à pleinement s’imposer dans l’équipe[C 1].

La saison suivante marque une nette amélioration. Sochaux retrouve de l’ambition et termine troisième du championnat, réalisant un exercice de référence[C 2]. Après avoir effectué un essai non concluant au FC Nantes à l’été 1975[C 3], Courbis devient alors un véritable pilier défensif. Il dispute 35 matchs de Division 1 et 4 rencontres de Coupe de France, confirmant sa régularité et son importance dans l'effectif. Ses bonnes performances lui valent d'être appelé par Henri Guérin en équipe de France A' le 27 mars 1976 face au Luxembourg[9]. La même année, il est appelé en équipe de France A pour un match contre la Pologne, profitant des absences de Marius Trésor et Christian Lopez, mais ne joue finalement pas, Michel Hidalgo lui préférant la charnière Patrice Rio – Carlos Curbelo.

Lors de la saison 1976-1977, Sochaux termine 14e du championnat. Courbis, toujours cadre de la défense, dispute 40 matchs toutes compétitions confondues, dont 2 rencontres de Coupe UEFA — les premières de sa carrière européenne — face aux Écossais d'Hibernian, contre lesquels Sochaux est éliminé dès les seizièmes de finale.

AS Monaco (1977-1982)
À l'été 1977, après trois saisons pleines à Sochaux, Rolland Courbis retourne dans le sud et rejoint l'AS Monaco, tout juste promu en Division 1. Sous la direction de Lucien Leduc, il côtoie notamment Delio Onnis, Christian Dalger, Jean Petit et Jean-Luc Ettori. Dès sa première saison, Monaco réalise un exploit historique en remportant le championnat de France, un an seulement après sa remontée parmi l'élite[C 4],[10]. Courbis s'impose comme un titulaire régulier et forme la charnière centrale avec Bernard Gardon, épaulé par Albert Vannucci à droite et Alfred Vitalis à gauche[11]. Il dispute 27 matchs de championnat (1 but) et 9 rencontres de Coupe de France (2 buts), compétition dont Monaco est éliminée en demi-finales par l'OGC Nice.


Albert Emon, l’ami d’enfance de Rolland Courbis, a évolué à ses côtés à Marseille, Monaco et Toulon.
En 1978, l'effectif se renforce avec les arrivées de Gérard Soler, ancien coéquipier de Courbis à Sochaux, et d'Albert Emon, qu'il avait côtoyé dans les équipes de jeunes de l'Olympique de Marseille. Ces renforts offensifs viennent compléter un collectif déjà solide, qui confirme son statut de prétendant régulier aux premières places du championnat. Engagés en Coupe d'Europe des clubs champions, les Monégasques ont d'abord éliminé le Steaua Bucarest (3-0, 0-2)[C 5], avant de s'incliner en huitièmes de finale face à Malmö FF (0-0, 0–1), futur finaliste de l'épreuve[C 6]. En championnat, Monaco termine à la quatrième place. Au total, Rolland Courbis dispute 43 matchs toutes compétitions confondues, dont 35 en Division 1, où il inscrit un but.

À la suite du départ de Lucien Leduc en 1979, Gérard Banide prend la succession de l'équipe première[12]. L'AS Monaco s'offre un nouveau trophée en remportant la Coupe de France face à l'US Orléans (3–1)[13]. Blessé lors de la demi-finale retour contre Montpellier, Rolland Courbis ne prend pas part à la finale au Parc des Princes. Le club princier achève le championnat à la quatrième place et est éliminé en seizièmes de finale de la Coupe UEFA par le Lokomotiv Sofia. Courbis dispute 35 rencontres toutes compétitions confondues, dont 28 en D1. À l'issue de cet exercice, Christian Dalger et Delio Onnis quittent le club, Banide souhaitant rajeunir son effectif, désormais porté par une nouvelle génération incarnée par Bruno Bellone, Manuel Amoros, Alain Couriol et Dominique Bijotat.

Lors de la saison 1980-1981, l’AS Monaco poursuit sa régularité au plus haut niveau national en terminant quatrième du championnat pour la troisième année consécutive. En revanche, le parcours européen s’arrête prématurément : le club est éliminé dès les seizièmes de finale de la Coupe des coupes par Valence. Rolland Courbis dispute 27 rencontres toutes compétitions confondues, dont 22 en Division 1.

En 1981-1982, l'AS Monaco décroche le titre de champion de France, son quatrième dans l'histoire du club[14]. Rolland Courbis, freiné par des problèmes physiques récurrents, voit toutefois son temps de jeu fortement diminuer. Il ne dispute que douze rencontres de Division 1 au cours de l'exercice, concurrencé par Thierry Ninot et Jacques Pérais, tandis qu'Alfred Vitalis est repositionné au poste de libéro. À l'issue de la saison, après cinq années passées, il quitte le Rocher.

SC Toulon (1982-1985)

Rolland Courbis retrouve Christian Dalger à Toulon.
En 1982, Rolland Courbis rejoint le SC Toulon où il retrouve Christian Dalger. Le club évolue alors en Division 2. Très vite, Courbis s'impose comme le leader naturel de l’équipe, notamment grâce à son influence sur l'organisation défensive. Aux côtés de Bernard Boissier à gauche, Jean-Louis Bérenguier à droite, et Luigi Alfano en charnière centrale, il compose une défense considérée comme l'une des plus solides de France[15],[16],[17],[18]. Le Sporting réalise une saison remarquable et décroche la montée en première division en 1983, en terminant premier du groupe B, devant le Stade de Reims, grâce à une victoire sur le terrain de Grenoble lors de la dernière journée (1-5). La défense toulonnaise n'encaisse que 17 buts sur l’ensemble de la saison, ce qui constitue alors la deuxième meilleure performance défensive de l'histoire de la D2[19]. Courbis dispute 41 matchs toutes compétitions confondues.


Delio Onnis est le partenaire privilégié de Rolland Courbis à Monaco et à Toulon.
À l’intersaison 1983, tout en poursuivant sa carrière de joueur, Courbis s’implique dans le recrutement du club. Il parvient à attirer plusieurs joueurs d'expérience, dont ses anciens coéquipiers Delio Onnis et Albert Emon, ainsi que Laurent Paganelli[20] ou Philippe Col[21]. Mais la saison en Division 1 débute difficilement pour Toulon. L’entraîneur Marcel Duval est remplacé en octobre 1983 par Christian Dalger, qui met un terme à sa carrière de joueur pour prendre les commandes de l’équipe. Grâce notamment aux 21 buts inscrits par Onnis, meilleur buteur du championnat, le Sporting parvient à assurer son maintien. Cette saison-là, le club atteint également les demi-finales de la Coupe de France, où il est éliminé par l'AS Monaco (1-4, 2-1). Courbis prend part à 35 matchs de Division 1 et 8 rencontres de Coupe de France.

Lors de la saison 1984-1985, Rolland Courbis continue d’assumer un rôle actif dans le recrutement du SC Toulon. Il contribue à l’arrivée de plusieurs joueurs clés, dont Pascal Olmeta[22], Roger Ricort, Djamel Tlemçani[23] ou encore Bernard Casoni[24]. Sur le terrain, il dispute la première partie de la saison en tant que joueur, avant de mettre un terme à sa carrière professionnelle. Il prend part à seize rencontres de championnat et joue son dernier match le 21 décembre 1984, à l'occasion de la 21e journée de D1, ponctuée d'une large victoire contre le Paris Saint-Germain (5-1). Dans la foulée, il prend les fonctions de manager général du SC Toulon.

Carrière d'entraîneur
SC Toulon (1986-1991)
En octobre 1986, à seulement 33 ans, Rolland Courbis devient entraîneur du SC Toulon en cours de saison, en remplacement de Paul Orsatti[25]. Sa première mission est un succès : il parvient à maintenir le club en Division 1 et signe une remarquable deuxième partie de championnat[26].

La saison 1987-1988 marque un tournant. Courbis s’attelle à restructurer l’effectif et construit une ossature solide autour de plusieurs cadres qu’il considère comme la colonne vertébrale de son équipe : Alfano, Bérenguier, Casoni, Roger Mendy, Bernard Pardo et le jeune David Ginola, qu’il repositionne sur l'aile gauche. Il rappelle également le meneur de jeu Alain Bénédet, revenu après un passage à l'AS Saint-Étienne, et obtient plusieurs renforts venus d'autres clubs, parmi lesquels François Zahoui, Joël Henry et Cyrille Makanaky. Cette équipe réalise la meilleure saison de l'histoire du club en terminant à la cinquième place du championnat de France[27].

Le Sporting se renforce la saison suivante avec les arrivées de Joseph-Antoine Bell, Bruno Germain, Peter Bosz et György Bognár, tandis que Philippe Fargeon rejoint l’effectif en novembre[27]. Mais cette progression espérée est contrariée par les départs de Ginola et Casoni, partis au Matra Racing, ainsi que Paganelli, contraint de mettre un terme à sa carrière professionnelle en raison de blessures à répétition. Affaibli par ces pertes, Toulon connaît un championnat plus irrégulier et termine à la 11e place du championnat.

Dans la continuité, Toulon poursuit cette politique ambitieuse avec les arrivées de Miloš Bursać, Philippe Anziani, Gérard Bernardet et le retour de Bernard Casoni après une saison au Matra Racing. Cette politique de transferts effrénée est caractéristique de la « méthode Courbis »[27]. En février, il redevient manager général et laisse sa place d'entraîneur à Delio Onnis[26]. La saison s'achève sur une 12e place en championnat.

À l’intersaison 1990, le club continue d'agiter le marché des transferts : Antoine Kombouaré, Franck Passi, Thierry Rabat, Frédéric Meyrieu et Philippe Thys[28], tous deux en provenance de l'Olympique de Marseille, tandis que Casoni est vendu au club phocéen. Ces mouvements s'inscrivent dans un partenariat officieux entre les deux clubs, facilité par les relations privilégiées de Courbis avec Bernard Tapie, président de l'OM[29]. Mais les difficultés extra-sportives rattrapent le club : Rolland Courbis est incarcéré le 12 octobre 1990 dans le cadre de l'affaire de la « caisse noire » de Toulon[30]. Libéré le 18 janvier 1991, il reprend ses fonctions de manager général jusqu'à la fin de la saison[31], au cours de laquelle le SCT assure son maintien lors de la dernière journée du championnat, grâce à un match nul contre l’AS Monaco (1-1)[32].

US Endoume (1991-1992)
À l’issue de son aventure toulonnaise, Rolland Courbis s'éloigne temporairement du football professionnel pour se relancer dans un environnement plus modeste. Il prend en main l'US Endoume, club marseillais évoluant en Division 3 lors de la saison 1991-1992, où il retrouve le goût du terrain[33]. Dans ce contexte plus familial, il encadre une équipe composée notamment d'anciens « Minots » de l'OM comme José Anigo[33], Jean-Charles De Bono[34], Michel Flos[35], Marcel De Falco[33], ainsi que de futurs professionnels tels que Didier Wacouboué[36], Christophe Vecchioni[35] et Laurent Spinosi[37].

Sous sa direction, l’équipe réalise une belle saison et termine à la troisième place de son groupe, échouant toutefois aux portes de la montée en Division 2[33].

Girondins de Bordeaux (1992-1994)
Portrait de Zinédine Zidane, en 2013.
Rolland Courbis a fait venir Zinédine Zidane aux Girondins de Bordeaux.
Après une parenthèse loin des bancs professionnels, Rolland Courbis retrouve l'élite en 1992 lorsque le président des Girondins de Bordeaux, Alain Afflelou, décide de lui confier l'équipe première, tout juste remontée en première division[38]. Dès sa prise de fonction, il recrute notamment Jean-François Daniel, Éric Guérit, Márcio Santos, Valdeir, Laurent Croci, Philippe Lucas, ainsi que Zinédine Zidane[35]. Alors que le meneur de jeu semblait promis à l'Olympique de Marseille, son transfert vers Bordeaux crée la surprise. Courbis croit très tôt en son potentiel et annonce dès son arrivée qu’il s'agit d’« un futur très grand »[39].

Dès sa première saison, Bordeaux termine quatrième du championnat, derrière l'OM, le Paris Saint-Germain et l'AS Monaco. La saison est notamment marquée par la série d'invincibilité établi par le gardien Gaëtan Huard, resté 1 176 minutes consécutives sans encaisser de but — un record dans l’histoire du championnat de France[40].

La saison suivante confirme la progression du projet. Courbis s’appuie sur un collectif de plus en plus équilibré, emmené par Zidane et Christophe Dugarry, et renforcé par les arrivées de Richard Witschge, Marcel Dib, Philippe Vercruysse et Stéphane Paille[41]. L’équipe développe un jeu offensif attractif, porté par un couloir gauche particulièrement performant autour de Bixente Lizarazu, latéral offensif qui inscrit neuf buts en championnat. Bordeaux décroche une nouvelle quatrième place. Le club signe également un retour remarqué sur la scène européenne. Après avoir éliminés le Bohemian Football Club et le Servette Genève aux deux premiers tours, les Girondins atteignent les huitièmes de finale de la Coupe UEFA. Opposés au Karlsruher SC, ils s'imposent 1-0 à l’aller à Lescure mais s'inclinent lourdement 3-0 au retour en Allemagne, dans un match marqué par l'expulsion de Paille à la 24e minute.

Malgré deux saisons réussies, Rolland Courbis quitte Bordeaux. Son départ, sans lien avec les résultats sportifs, résulte de la volonté d’Alain Afflelou de soigner l’image du club et de prendre ses distances avec un entraîneur jugé trop « sulfureux »[42].

Toulouse FC (1994-1995)
Après son départ de Bordeaux, Rolland Courbis prend les rênes du Toulouse FC, fraîchement relégué en Division 2, avec pour mission de ramener le club parmi l'élite. Pour atteindre cet objectif, il attire plusieurs recrues expérimentées et prometteuses : François Calderaro, Faruk Hadžibegić, Erwan Manac'h, Philippe Montanier, Ronan Salaün ou encore Kelvin Sebwe[43]. L’effectif rajeuni voit également émerger de jeunes talents comme Vincent Candela, que Courbis repositionne avec succès sur le flanc gauche[44], mais aussi Laurent Batlles et Dominique Arribagé.

Le TFC se mêle longtemps à la lutte pour la montée en première division, mais échoue finalement à décrocher une place sur le podium, terminant quatrième, derrière l'Olympique de Marseille, Guingamp et Gueugnon[43]. En parallèle, Toulouse réalise un parcours notable en Coupe de la Ligue, éliminant Châteauroux et Lille avant de s’incliner en quarts de finale face au PSG (3-0), futur vainqueur de l’épreuve.

En novembre 1995, Rolland Courbis démissionne de son poste d’entraîneur, après un début de championnat décevant[45],[46].

Retour aux Girondins de Bordeaux (1996-1997)
Rolland Courbis revient aux Girondins de Bordeaux à l’été 1996[47], rappelé par Alain Afflelou[48] et confirmé dans ses fonctions par le nouveau président, Jean-Louis Triaud, pour diriger une équipe en pleine reconstruction, malgré une récente finale de Coupe UEFA[49]. L’effectif bordelais a en effet perdu plusieurs piliers durant l’intersaison, notamment Zinédine Zidane, Christophe Dugarry et Bixente Lizarazu[50]. Courbis est alors chargé de rebâtir une équipe compétitive.


Rolland Courbis relance Jean-Pierre Papin lors de son arrivée à Bordeaux.
Pour ce faire, il mise sur un savant mélange de jeunesse et d’expérience : il tente de relancer Jean-Pierre Papin, de retour en France[51], ainsi que Patrick Colleter[52]. Il repositionne également Michel Pavon, attaquant de formation, en milieu défensif[53]. Parmi les jeunes prometteurs sur lesquels il s'appuie figurent Johan Micoud[27], Ibrahim Ba[54], Stéphane Ziani[55], Cyril Domoraud[56] ou encore Peter Luccin[27].

La saison se distingue par un football offensif spectaculaire, illustré par des victoires marquantes contre le Paris Saint-Germain (5-3) à la 18e journée[57],[58] et l’Olympique de Marseille (4-0) à la 27e journée[59], témoignant de l’empreinte de Courbis sur le style de jeu de l’équipe. Les Bordelais terminent quatrième du championnat, décrochant une qualification pour la Coupe UEFA. Le club atteint également la finale de la Coupe de la Ligue, perdue aux tirs au but face au RC Strasbourg (0-0, 5-6 tab).

Les bons résultats de Rolland Courbis ne sont pas passés inaperçus et ont attiré l’attention de l’Olympique de Marseille et son nouveau propriétaire Robert Louis-Dreyfus[60].

Olympique de Marseille (1997–1999)
La reconstruction (1997-1998)

Rolland Courbis fait de Laurent Blanc son capitaine à l'OM de 1997 à 1999.
À l’été 1997, Rolland Courbis effectue son grand retour à l'Olympique de Marseille[61]. Il est chargé de relancer une équipe encore en reconstruction après des années de crise[62]. Son retour est perçu par de nombreux supporters comme celui de « l'enfant prodigue », celui qui incarne l’identité marseillaise : un tempérament fort, un discours direct et une proximité évidente avec le public[1].

Dès son arrivée, Courbis entreprend une profonde refonte de l'effectif. Il attire plusieurs recrues majeures comme Laurent Blanc[63], Fabrizio Ravanelli[64], Cyril Domoraud[65] ou encore Claude Makélélé[66]. Le mercato hivernal est marqué par l'arrivée de Christophe Dugarry[67]. Grâce à ce recrutement ambitieux, l'OM entame la saison sur un rythme très soutenu et enchaîne les performances convaincantes. Le point d’orgue de cette première partie de championnat intervient lors du classique face au Paris Saint-Germain, remporté au Parc des Princes (1-2) à la 15e journée, un succès qui marque les esprits et relance l’enthousiasme autour du projet marseillais[68].

Dans la continuité de cette dynamique, l'équipe prend la tête de la D1 au terme de la 26e journée, notamment après une large victoire 4-0 à Toulouse[69], symbole de sa montée en puissance. Toutefois, l’élan olympien s’essouffle brutalement : l'OM s’incline lors des deux rencontres suivantes, d’abord à domicile face à Rennes (0-1)[70], puis sur la pelouse de Metz (3-2)[71]. Ces deux défaites consécutives constituent un tournant majeur de la saison.

La fin d'exercice s'avère ensuite plus compliquée, marquée par un manque de régularité : les Marseillais ne remportent qu’un seul de leurs six derniers matchs, pour quatre matches nuls et une défaite. L'OM termine finalement la saison à la quatrième place du championnat, ce qui lui permet malgré tout de retrouver la Coupe UEFA et de signer sa meilleure performance depuis sa remontée en Division 1.

L’ambition du centenaire et la confirmation (1998-1999)

Christophe Dugarry est le joueur que Rolland Courbis a le plus utilisé au cours de sa carrière d'entraîneur.
La saison 1998-1999 revêt une dimension symbolique particulière : l'Olympique de Marseille célèbre son centenaire et nourrit de grandes ambitions, déterminé à retrouver durablement les sommets du football français et européen. Rolland Courbis, conforté dans ses fonctions après une première saison prometteuse, poursuit la construction de son équipe autour d'un projet ambitieux[72]. Fidèle à sa philosophie de management, il pratique un turn-over régulier afin que l’ensemble de son effectif se sente impliqué et concerné par le projet collectif[73]. Il fait venir Robert Pirès, qu’il repositionne dans l’axe[74], ainsi que Florian Maurice[75], Jocelyn Gourvennec[76], Patrick Blondeau[72], Daniel Bravo[72] et Peter Luccin[77]. Il décide également de titulariser le jeune Stéphane Porato dans les buts phocéens, préférant ce dernier à Andreas Köpke[78].

Le début de championnat confirme rapidement les espoirs placés dans cette équipe. L’OM réalise une entame canon, enchaînant les succès et marquant les esprits lors d'un match historique contre Montpellier (5-4), remporté après avoir été mené 0-4 à la mi-temps[79]. Ce succès lance une série impressionnante de huit victoires consécutives. En parallèle, les Phocéens brillent sur la scène européenne, éliminant le Werder Brême et l'AS Monaco pour se hisser en quart de finale de la Coupe UEFA. À la mi-saison, le club apparaît comme un prétendant sérieux à un doublé championnat-Europe.

La seconde partie de saison s’avère plus contrastée. Malgré quelques victoires marquantes, notamment contre Bastia (3-1) et Lorient (4-1), l’équipe laisse filer des points précieux et voit Bordeaux revenir dans la course. Le tournant intervient en janvier, avec une lourde défaite au stade Chaban-Delmas (4-1), qui relance totalement la lutte pour le titre. Dès lors, un « mano a mano » haletant s'engage entre les deux clubs, ponctué de changements de leader et de nombreux rebondissements. L'OM alterne prestations abouties et contre-performances frustrantes, concédant notamment des égalisations en toute fin de match ou trébuchant face à des adversaires moins bien classés. Sur la scène européenne, le parcours marseillais reste remarquable. Après avoir éliminé successivement le Celta Vigo et Bologne, l’équipe atteint la finale de la Coupe UEFA, perdue contre Parme (3-0) avec un effectif décimé par les blessures et les suspensions.

La fin de saison offre un scénario d'une intensité rare. À trois journées du terme, l'OM occupe la tête avec deux points d’avance, mais une défaite face au PSG (2-1) au Parc des Princes change tout : en quatre minutes, les Marseillais perdent l'avantage et la première place au profit de Bordeaux[80]. Ce match suscite des critiques envers Rolland Courbis, plusieurs observateurs estimant que ses choix tactiques — notamment les sorties de Dugarry et Maurice — ont affaibli l'équipe dans le dernier quart d'heure[81]. Les victoires finales contre Auxerre (1-0) et Nantes (1-0) ne suffisent pas : les Girondins remportent le titre avec un seul point d’avance.

La fin de l'ère Courbis (1999)

Le meneur de jeu Robert Pirès est nommé capitaine de l'OM par Rolland Courbis en 1999.
La saison 1999-2000 s'ouvre dans un contexte mouvementé. Bien décidé à confirmer les bons résultats des deux saisons précédentes, Rolland Courbis procède à une large refonte de l’effectif avec les arrivées de Stéphane Dalmat, Sébastien Pérez, Ibrahima Bakayoko, Iván de la Peña, Kaba Diawara, Éric Decroix ou encore Eduardo Berizzo[82]. Mais ces renforts ne compensent pas les départs majeurs de l’intersaison, notamment ceux de Cyril Domoraud[83], Éric Roy[84] et surtout du capitaine Laurent Blanc, dont l'influence dans le vestiaire et sur le terrain était déterminante[85].

Sur le plan sportif, l'OM peine à retrouver son niveau. Malgré une victoire face au champion d'Europe en titre Manchester United (1-0) au Stade Vélodrome[86], l’équipe échoue lors de la seconde phase de groupes de la Ligue des champions et ne parvient pas à rivaliser en championnat.

Les résultats décevants, conjugués à une usure interne et à des tensions croissantes avec la direction, finissent par avoir raison de l’entraîneur marseillais. En novembre 1999, Rolland Courbis est démis de ses fonctions[87].

RC Lens (2000-2001)
Rolland Courbis tente de relancer sa carrière d'entraîneur en rejoignant le RC Lens à l'été 2000[88]. Ce choix symbolise pour lui un nouveau défi : celui de replacer un club ambitieux sur le devant de la scène nationale. Il ramène des joueurs comme El-Hadji Diouf et Antoine Sibierski. Très attendu, l’entraîneur apporte dès son arrivée son style direct, sa personnalité charismatique et son exigence tactique, qui séduisent d’abord une partie de l’effectif et du public[89].

Le début de saison est prometteur : les Lensois s'imposent d’entrée face au FC Nantes à la Beaujoire (0-2) et prennent même brièvement la tête du championnat jusqu'à la sixième journée. Mais la dynamique s’essouffle rapidement : le jeu peine à convaincre, et Lens glisse progressivement au classement pour occuper la neuvième place à la mi-saison.

Les difficultés s’accentuent lors de la phase retour. Les choix tactiques de Courbis sont remis en question, et le vestiaire se divise : plusieurs cadres, proches du technicien – tels que Franck Dumas, Cyril Rool ou José-Karl Pierre-Fanfan – supportent difficilement le « lâchage » de plusieurs coéquipiers, notamment Daniel Moreira ou Lamine Sakho[90]. La gestion du poste de gardien, marquée par la mise à l’écart du capitaine et figure emblématique Guillaume Warmuz, provoque également de fortes tensions au sein du staff et du vestiaire[91].

Le point de rupture intervient lors de la 26e journée, après une défaite sur la pelouse du RC Strasbourg alors lanterne rouge (1-0). Éloigné des objectifs européens fixés en début de saison, Courbis est démis de ses fonctions en février 2001, alors que le club occupe la 13e place et lutte désormais pour son maintien[92].

Il est remplacé par son adjoint Georges Tournay, qui parvient à stabiliser la situation et à assurer la survie du RC Lens en Division 1, terminant la saison à la 14e place[93].

AC Ajaccio (2001-2003)
En 2001, Rolland Courbis retrouve la Méditerranée en prenant la direction de l'AC Ajaccio, alors en Division 2[94]. Il hérite d'un projet ambitieux lancé en 1992 par le président Michel Moretti : structurer durablement le projet corse et ramener l'ACA dans l'élite, trente ans après sa dernière apparition en première division[95].

Malgré des moyens très limités — un budget d’environ 3,5 millions d'euros, le plus faible de D2 —[96], Courbis parvient à bâtir une équipe compétitive. Il s'appuie sur un recrutement malin, ciblant des joueurs en quête de relance, laissés libres ou prêtés : Stéphane Trévisan[97], David Terrier[98], Walid Regragui[99] ou encore Sébastien Squillaci[100]. L'AC Ajaccio s’impose comme l'un des cadors de la division et assure sa montée en Ligue 1 après une victoire 1-0 contre Niort à la 35e journée[101]. Lors de la 36e journée, le club décroche le titre de champion de Division 2, après une victoire 1-0 sur le terrain de Nîmes[102],[103].

La montée en Ligue 1 marque un tournant dans la stratégie sportive de l'AC Ajaccio. Conscient de la nécessité de renforcer considérablement l’équipe pour faire face à l'élite, Rolland Courbis procède à un profond renouvellement de l’effectif, avec près d’une quinzaine de recrues lors de l’intersaison 2002. Parmi elles figurent Bruno Rodriguez, Grégory Lacombe, Hervé Alicarte, Abdelnasser Ouadah, Xavier Collin, Stéphane Grégoire, Yohan Démont ou encore Mamadou Seck. À quelques semaines de la reprise du championnat, Courbis est confronté à des problèmes extra-sportifs : mis en examen dans le cadre de l'enquête sur les transferts présumés frauduleux effectués lors de son passage à l'Olympique de Marseille, il est placé sous contrôle judiciaire et interdit de toute activité en lien avec un club de football. Son adjoint Dominique Bijotat assure donc l'intérim en début de saison 2002-2003[104].

Alors qu'Ajaccio est 18e du championnat à la mi-saison, le juge allège les conditions du contrôle judiciaire de Courbis, lui permettant de revenir sur le banc[105]. Son premier match se solde par un match nul (0-0) contre le Paris Saint-Germain lors de la 21e journée[106], début d'une série de six rencontres consécutives sans défaite qui permet au club de sortir de la zone rouge. Une défaite contre Marseille lors de la 27e journée freine cette dynamique, suivie de deux lourdes défaites à domicile contre Monaco (2-4)[107] et Bordeaux (1-6)[108] aux 33e et 34e journées, qui replongent l’équipe dans la zone de relégation. Ajaccio réagit néanmoins lors du sprint final, prenant sept points sur les quatre derniers matchs pour valider son maintien.

Après avoir accompli sa mission, Rolland Courbis quitte l'AC Ajaccio et choisit de partir à l'étranger[109].

Al Wahda et Alania Vladikavkaz (2003-2004)
En juin 2003, Rolland Courbis rejoint le club d'Al Wahda Club, basé à Abou Dabi aux Émirats arabes unis[110]. Cette expérience dans le Golfe, marquée par un contexte sportif et culturel très différent, tourne court : il quitte ses fonctions en novembre 2003, après seulement quelques mois en poste.

En début d'année 2004, Courbis relève un nouveau défi en Russie, en prenant la tête de l'Alania Vladikavkaz, formation de première division[111]. Ses débuts sont encourageants et l'équipe semble en mesure d'assurer son maintien en championnat[112]. Mais son aventure s'interrompt brutalement dans un climat de grande tension sécuritaire : à la suite de la prise d'otages de Beslan — tragédie survenue à une quinzaine de kilomètres du centre d'entraînement du club —, l’entraîneur français préfère quitter prématurément son poste, invoquant des raisons de sécurité personnelle et familiale[113][114].

Retour à l'AC Ajaccio (2004-2006)
Le 26 octobre 2004, Rolland Courbis effectue son retour à l’AC Ajaccio, où il remplace Dominique Bijotat, limogé pour mauvais résultats[115]. Son premier match sur le banc se solde par un nul contre le FC Nantes (1–1) à la 12e journée du championnat, suivi d'un autre partage des points à Monaco (2–2) une semaine plus tard. À la 15e journée, il obtient sa première victoire à la tête du club, face à l'Olympique de Marseille (2–1), un succès symbolique qui relance la dynamique. À la 17e journée, Ajaccio arrache un bon nul contre l'Olympique lyonnais (1–1), alors triple champion de France en titre. Malgré ces progrès, les Corses bouclent la phase aller à la 19e place du classement. La seconde partie de saison est marquée par une spectaculaire remontée[116]. Sous l'impulsion de Courbis, l'équipe enchaîne 8 victoires et 5 matchs nuls en 19 matchs de Ligue 1, finissant à la 14e place[117]. Parmi les performances marquantes figurent un succès 2–1 contre l'OM au Vélodrome[118], un large 3–0 contre Monaco[119] et une victoire 2–0 à Lille, alors dauphin du championnat[120].

Fort de cette réussite, Courbis prolonge son aventure pour la saison 2005-2006[121]. Malgré les départs d'Abdelnasser Ouadah et Yohan Démont, il mène un recrutement ambitieux en attirant Frédéric Danjou, Kaba Diawara, Kamel Chafni, Rafik Saïfi, Romain Rocchi et Stéphane Ziani[122]. Le début de saison est encourageant : Ajaccio reste invaincu lors des six premières journées de Ligue 1. Cependant, la suite s’avère beaucoup plus difficile[123]. Les Ajacciens enchaînent une série de quinze rencontres de championnat sans la moindre victoire. Fragilisé par cette spirale négative, Rolland Courbis est limogé en janvier 2006, après un peu plus d'un an sur le banc ajaccien[124].

Montpellier HSC (2007-2009)

Le président Louis Nicollin (à gauche) fera venir deux fois Rolland Courbis à Montpellier, en 2007 puis en 2013.
En avril 2007, alors que le Montpellier Hérault Sport Club occupe la 18e place de Ligue 2 après 34 journées, le président Louis Nicollin décide de se séparer de Jean-François Domergue et confie l’équipe à Rolland Courbis[125]. En l’espace de quatre rencontres, il parvient à redresser la situation et à assurer le maintien du club dans l’antichambre de l'élite. Un épisode controversé marque cette fin de saison : la rencontre décisive contre Ajaccio, son ancien club, suscite des soupçons de match arrangé, au point que certains bookmakers décident de suspendre les paris[126].

Convaincu par ce redressement, le club prolonge Courbis pour deux saisons, avec pour objectif une remontée en Ligue 1, que le club n'a plus connue depuis 2004. Il restructure l'effectif et recrute plusieurs joueurs qu'il connaît bien, comme Abdelnasser Ouadah, Grégory Lacombe et Nenad Džodić, ainsi que Souleymane Camara[127]. S'appuyant aussi sur la formation, il installe durablement Jamel Saihi, Mapou Yanga-Mbiwa et Karim Aït-Fana, formés au club, dans le onze titulaire. Montpellier termine huitième du championnat.

Pour la saison 2008–2009, Courbis recrute notamment Tino Costa, Joris Marveaux, Garry Bocaly, Lilian Compan ou Xavier Collin. Après un début de championnat difficile – marqué par trois défaites lors des six premiers matchs et des menaces de licenciement[128] – les Montpelliérains enchaînent plusieurs victoires et se hissent sur le podium du championnat à la trêve hivernale. À la suite de deux revers en fin de saison, notamment face à Nîmes à la 31e journée[129] et Lens à la 32e journée, le club se retrouve à cinq points du podium[130]. De nouvelles rumeurs de licenciement concernant l’entraîneur apparaissent alors[131]. L’équipe réagit ensuite en remportant quatre matchs consécutifs et en obtenant un match nul, ce qui lui permet de rester en course pour la montée[132]. Le 29 mai 2009, lors de la dernière journée, Montpellier affronte le RC Strasbourg au stade de la Mosson. Les buts de Costa et Marveaux permettent au MHSC de s'imposer et de retrouver la Ligue 1[133],[134].

Malgré cette accession en Ligue 1 et un projet sportif relancé, Rolland Courbis quitte Montpellier. Sa condamnation dans l'affaire des comptes de l'OM devient définitive après le rejet de son pourvoi en cassation en octobre 2008, l'obligeant à purger une peine de prison[C 7]. Il sera remplacé par René Girard[135].

Niger et FC Sion (2012)
Le 17 décembre 2011, Rolland Courbis est nommé conseiller technique de l'équipe du Niger de football en vue de la Coupe d'Afrique des nations 2012, organisée au Gabon et en Guinée équatoriale[136]. Placée dans un groupe relevé aux côtés du pays hôte gabonais, de la Tunisie et du Maroc, la sélection nigérienne ne parvient pas à créer la surprise et est éliminée dès le premier tour après trois défaites en autant de matchs[137]. À l'issue du tournoi, Courbis est nommé sélectionneur du Mena par la Fédération nigérienne de football[138], mais démissionne en juin 2012[139].

Fin avril 2012, il est sollicité par les dirigeants du FC Sion pour succéder à Laurent Roussey, récemment limogé. L’accord est rapidement trouvé, et Courbis prend les rênes du club suisse jusqu’à la fin de la saison[140]. Cependant, après seulement deux matchs dirigés — une défaite contre Lausanne (0-1) et une victoire face au Grasshopper Zurich (3-2) — il quitte ses fonctions, faute de posséder la licence UEFA Pro requise pour entraîner en Super League[141].

USM Alger (2012-2013)
Le 24 octobre 2012, Rolland Courbis signe un contrat de dix-huit mois avec le club algérien de l'USM Alger[142]. Le 1er mai 2013, il remporte la Coupe d'Algérie en battant en finale le MC Alger (1-0)[143]. Quinze jours plus tard, il remporte son second titre avec le club algérois, la Coupe de l'UAFA contre les Koweïtiens d'Al-Arabi grâce à une victoire 3-2 lors de la finale retour après avoir fait un match nul et vierge à l'aller[144].

Il quitte l'USMA le 3 novembre 2013[145].

Retour au Montpellier HSC (2013-2015)

Courbis lors d'une séance d'entraînement avec Montpellier en 2013.
Le 9 décembre 2013, Rolland Courbis est de retour à Montpellier qui évolue désormais en Ligue 1[146]. Il succède à Jean Fernandez, démissionnaire alors que le club occupe la 17e place du championnat après 17 journées[147]. Son contrat porte sur une durée de deux ans et demi.

Malgré deux premières rencontres décevantes face à l'AS Saint-Étienne (0-1)[148] et au SC Bastia (0-0)[149], Courbis parvient à stabiliser l'équipe, qui entame l'année 2014 sur une dynamique nettement plus positive. Il s'appuie sur une organisation défensive plus rigoureuse et sur l'émergence de joueurs clés tels que Benjamin Stambouli, Rémy Cabella et M'Baye Niang, prêté par l'AC Milan. Montpellier termine la saison à la 15e place de la Ligue 1. En Coupe de France, le club crée la surprise en éliminant le Paris Saint-Germain au Parc des Princes en seizièmes de finale (2-1)[150].

La saison 2014-2015 marque une progression nette. Courbis restructure en profondeur son équipe et impose un schéma de jeu plus cohérent, fondé sur une défense solide autour de Vitorino Hilton, Abdelhamid El Kaoutari et Daniel Congré. Il installe durablement Bryan Dabo[151] et Jonas Martin dans l'entrejeu[152] aux côtés de Morgan Sanson. Anthony Mounier occupe le couloir gauche[153]. Ce collectif équilibré signe plusieurs performances marquantes en championnat, notamment deux succès contre l'Olympique de Marseille (2-0 au Vélodrome[154] ; 2-1 au Stade de la Mosson[155]), un match nul au Parc des Princes face au PSG (0-0)[156] ou une large victoire 4-0 sur la pelouse du Stade rennais[157]. L’attaquant paraguayen Lucas Barrios, longtemps en difficulté lors de la première partie de saison, retrouve son efficacité et contribue à la bonne dynamique du printemps[158]. Montpellier se mêle un temps à la lutte pour l’Europe avant de terminer à la septième place du championnat.

L'exercice 2015-2016 débute de manière catastrophique : Montpellier enregistre le pire départ de son histoire en Ligue 1 avec quatre défaites et un nul lors des cinq premières journées et occupe la dernière place du classement à l’issue du mois d'août. Malgré une première victoire contre Lorient (2-1) à la huitième journée[159] et un succès face à Bastia (2-0) trois journées plus tard[160], le club reste en difficulté. La phase aller est marquée par un hiver plus encourageant : les Héraultais signent notamment une victoire de prestige à Lyon (4-2) lors de la 15e journée, portés par Casimir Ninga, auteur d'un doublé, et Ryad Boudebouz[161]. Montpellier termine la phase aller à la 13e place du championnat après avoir enchaîné plusieurs résultats positifs, dont un match nul face à l'Olympique de Marseille (2-2)[162] et une victoire contre Guingamp (2-1)[163].

Mécontent de ne pas avoir obtenu de prolongation de contrat[164], Rolland Courbis décide de présenter sa démission le 23 décembre 2015[165], mettant ainsi un terme à son deuxième passage sur le banc montpelliérain.

Stade rennais (2016)

Rolland Courbis participe à l’éclosion d’Ousmane Dembélé au Stade Rennais.
Le 12 janvier 2016, moins de trois semaines après son départ à Montpellier, il devient conseiller sportif du président du Stade rennais, René Ruello[166]. Huit jours plus tard, le 20 janvier 2016, il est nommé officiellement entraîneur du Stade rennais, en remplacement de Philippe Montanier[167].

Sous sa direction, Rennes connaît un début prometteur marqué par plusieurs victoires spectaculaires, notamment un succès dans le derby face au FC Nantes (4-1)[168] et une large victoire contre l'Olympique de Marseille (5-2)[169]. Cette période est également marquée par l'explosion d'Ousmane Dembélé que Courbis installe durablement dans le onze titulaire. L'attaquant devient rapidement l'une des révélations de la saison grâce à ses performances remarquées en Ligue 1[170]. Après un succès face au Stade de Reims (3-1) à la 32e journée qui propulse le club à la quatrième place du classement[171], les Bretons s'effondrent sur la fin de saison : ils enchaînent cinq défaites et un match nul lors des six dernières journées, compromettant leurs ambitions européennes[172].

Le Stade rennais termine finalement à la huitième place du championnat, alors qu'il occupait la sixième à l'arrivée de Courbis. Son expérience sur le banc prend fin en mai 2016, avec l'arrivée de Christian Gourcuff pour la saison suivante[173].

SM Caen (2019)
En février 2019, Rolland Courbis s'engage jusqu'à la fin de saison avec le SM Caen en tant qu'entraîneur, en collaboration Fabien Mercadal, déjà en place lors de son arrivée[174].

En difficulté, le club normand est relégué en fin de saison en finissant à la 19e place de Ligue 1[175],[176].

Consultant pour la radio et la télévision
RMC et BFM TV (2005-2026)

Logo de Coach Courbis, programme que Rolland Courbis a présenté de 2005 à 2012 sur RMC
En janvier 2005, Rolland Courbis rejoint RMC à l’initiative de François Pesenti, alors directeur des sports de la station[177]. Il intervient d’abord dans Larqué Foot, l’émission de Jean-Michel Larqué et Jano Resseguié[L 1],[178]. Dès la rentrée suivante, il lance sa propre émission, Coach Courbis, du mardi au jeudi de 20 h à 22 h (du lundi au jeudi de 20 h à 21 h durant la saison 2005-2006), qui l'impose comme l’une des voix majeures de la station[179],[180]. En avril 2006, il intègre l'équipe de l’After Foot, présentée par Gilbert Brisbois et Daniel Riolo[181],[182],[183],[184]. Puis, à partir d’avril 2009, il participe également aux Paris RMC[185],[186].

Le 20 septembre 2009, à la suite de son arrestation (voir section Affaires judiciaires), Rolland Courbis est suspendu d’antenne[187]. Durant son absence, il est remplacé par Éric Di Meco[188]. Il retrouve son poste le 16 février 2010, après cinq mois d’interruption[189].

Lors de la Coupe du monde 2010, il rejoint BFM TV, chaîne d'information en continu du groupe NextRadioTV qui abrite RMC mais aussi BFM TV[190].

À la rentrée 2012, Coach Courbis est renommée l’Intégrale Foot. Larqué Foot et Les Paris RMC cèdent leur place aux Grandes Gueules du sport, émission diffusée chaque samedi et dimanche de 10 h à 13 h sur RMC, à laquelle Courbis participe régulièrement[191].

Entre décembre 2013 et mai 2016, tout en exerçant dans différents clubs de Ligue 1 — notamment à Montpellier puis à Rennes —, il poursuit ses interventions sur RMC et BFM TV[192],[193].

À partir de la rentrée 2016, il rejoint la nouvelle chaîne SFR Sport, réalisée par NextRadioTV qui, comme SFR, appartient à Altice France[194]. Parallèlement, il continue de collaborer avec RMC. Lors de la saison 2016-2017, il est à l’antenne dans plusieurs émissions : Manu & Coach, coanimée avec Emmanuel Petit, diffusée du mardi au jeudi de 20 h à 21 h[195], Larqué Foot le vendredi et Les Grandes Gueules du sport le week-end.

À la rentrée 2017, en amont de la Coupe du monde 2018, RMC restructure ses soirées consacrées au football. Le Super Football Show devient la nouvelle tranche phare diffusée de 20 h à minuit, au sein duquel Rolland Courbis possède sa propre émission, Coach Football Show[196].

La saison suivante, en 2018-2019, Rolland Courbis propose une rubrique intitulée La conf de Coach, diffusée du mardi au jeudi de 20 h à 21 h dans le cadre du RMC Football Show[197]. Il intervient également dans Ici c’est Willy, la nouvelle émission animée par Willy Sagnol qui succède à Larqué Foot le vendredi[198], ainsi que dans le RMC Sport Show, diffusée chaque samedi de 19 h à 22 h, avec Jean-Christophe Drouet, Denis Charvet et Stephen Brun[199].

Le 15 mars 2019, nommé au SM Caen, il met temporairement entre parenthèses ses activités de consultant pour se consacrer au maintien du club[200].

Lors de la saison 2019-2020, il intervient dans Breaking Foot, une émission présentée par Mohamed Bouhafsi[201]. En 2020-2021, il participe à Top of the Foot, coanimée par Mohamed Bouhafsi et Jean-Louis Tourre[202].

Entre 2021 et 2024, Rolland Courbis participe à l’After Live, lors des soirées de matchs sur RMC[203],[204].

Après 2024, ses interventions se concentrent sur le week-end, notamment dans l’Intégrale Foot et Les Paris RMC[205].

Le 3 janvier 2026, il fait sa dernière apparition sur RMC.

Autres collaborations
Rolland Courbis commente des matchs de la Coupe du monde 1998 avec Denis Balbir sur Canal+.

De 2006 à 2007, il participe en tant que débatteur à l'émission Le Monde est Foot présentée par Christophe Josse sur TPS Foot[206]. La saison suivante, il devient chroniqueur dans le magazine dominical France 2 Foot présentée par Denis Balbir sur France 2[207].

En juillet 2011, il rejoint CFoot où il participe chaque lundi aux côtés de Jean-Michel Larqué, à l'émission C Le Talk animée par David Astorga et Julie Raynaud[208]. La chaîne cesse d'émettre fin mai 2012.

En 2024, tout en continuant ses activités sur RMC, il intègre L'Équipe du soir sur La chaîne L'Équipe.

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